Il existe des dates que l’on n’oublie jamais.
Des moments où la vie se coupe brutalement en deux.
Un avant.
Un après.
Pour moi, ce moment est arrivé lorsque les médecins ont prononcé ces mots :
“Vous êtes atteint d’une sclérose en plaques.”
À cet instant précis, tout a changé.
Mes projets.
Ma vision de l’avenir.
Mon rapport à mon corps.
Ma manière de voir la vie.
Pendant longtemps, je pensais être simplement fatigué. Comme beaucoup de jeunes actifs, je mettais cela sur le compte du stress, du rythme de vie ou du travail.
Mais au fond de moi, je sentais que quelque chose n’allait pas.
Les premiers signes
Au début, ce sont de petits symptômes presque invisibles.
Une fatigue inhabituelle.
Des douleurs diffuses.
Des sensations étranges dans certaines parties du corps.
Des moments où mon équilibre semblait vaciller sans raison.
Puis progressivement, les choses se sont accentuées.
Mon corps ne réagissait plus comme avant.
Et surtout, cette fatigue devenait écrasante.
Pas une fatigue normale.
Une fatigue profonde.
Invisible.
Silencieuse.
“Même après une nuit complète, mon corps semblait déjà épuisé avant même que la journée commence.”
Le plus difficile, c’est que personne ne voyait réellement ce qui se passait.
À l’extérieur, tout semblait normal.
Mais intérieurement, un combat commençait déjà.
Le diagnostic
Puis est arrivé ce rendez-vous.
Celui qui bouleverse une vie entière.
Lorsque le neurologue a confirmé la sclérose en plaques, j’ai ressenti un mélange impossible à décrire :
- peur ;
- colère ;
- incompréhension ;
- vide.
Je me suis immédiatement posé des dizaines de questions.
Est-ce que je pourrai encore travailler ?
Continuer à entreprendre ?
Construire une vie normale ?
Faire du sport ?
Avoir des projets ?
Dans ces moments-là, on a l’impression que l’avenir disparaît brutalement.
“Le diagnostic n’a pas seulement affecté ma santé. Il a fissuré l’image que j’avais de moi-même.”
Et c’est probablement ce qui est le plus violent.
La maladie ne touche pas uniquement le corps.
Elle touche :
- la confiance ;
- l’identité ;
- les rêves ;
- les certitudes.
Apprendre à vivre autrement
Après le choc du diagnostic, il a fallu apprendre à vivre autrement.
Accepter certaines limites.
Comprendre son corps.
Réorganiser son quotidien.
Apprendre à ralentir parfois.
Mais surtout : refuser d’abandonner complètement.
Car malgré les difficultés, une chose restait profondément présente en moi : l’envie de continuer à avancer.
Petit à petit, j’ai compris que ma vie ne s’arrêtait pas.
Elle changeait.
Profondément.
Brutalement parfois.
Mais elle continuait.
Continuer malgré tout
Avec le temps, j’ai commencé à reconstruire une nouvelle version de ma vie.
Une vie différente.
Mais une vie qui pouvait encore contenir :
- des projets ;
- des rêves ;
- de l’entrepreneuriat ;
- des engagements ;
- des défis ;
- et de l’espoir.
“La maladie a bouleversé ma vie. Mais elle ne m’a pas retiré ma volonté d’avancer.”
C’est probablement cette phrase qui résume le mieux mon parcours.
Je ne veux pas raconter une histoire parfaite.
Il y a des jours difficiles.
Des moments de fatigue extrême.
Des périodes de doute.
Mais il y a aussi :
- des rencontres ;
- des projets ;
- des victoires invisibles ;
- et une immense volonté de rester debout malgré tout.
Pourquoi je partage cette histoire
Si j’ai créé ce site et écrit ce livre, ce n’est pas pour inspirer la pitié.
C’est pour parler vrai.
Pour montrer que derrière le handicap invisible, il existe :
- des combats silencieux ;
- des peurs ;
- mais aussi une incroyable capacité de résilience.
Je veux montrer qu’il est possible :
- de continuer à vivre ;
- d’entreprendre ;
- d’aimer ;
- de transmettre ;
- et de construire malgré la maladie.
Parce qu’au fond, “Debout Malgré Tout” n’est pas seulement le titre d’un livre.
C’est devenu une manière de vivre.


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