L’acceptation, ce n’est pas abandonner

Quand on vit avec une sclérose en plaques, accepter ne signifie pas renoncer. Accepter, c’est apprendre à avancer autrement.

Cette photo ne montre pas la maladie

Lorsque je regarde cette photo, je ne vois pas un malade.

Je vois un homme avec ses projets, ses idées, ses envies et ses responsabilités. Je vois un entrepreneur. Je vois quelqu’un qui continue à avancer malgré les difficultés.

Pourtant, la SEP est bien là. Elle est présente dans la fatigue du quotidien, dans les séances de rééducation, dans certaines limites invisibles que peu de personnes remarquent.

Mais cette photo me rappelle une chose essentielle : la maladie ne résume pas une personne.

Accepter, c’est s’adapter

Pendant longtemps, j’ai cherché à faire comme avant, à tout prix.

Comme si reconnaître mes difficultés revenait à leur donner raison. Comme si mettre en place des adaptations signifiait que la maladie gagnait du terrain.

Puis j’ai compris quelque chose de fondamental : accepter n’est pas abandonner.

Lorsque j’organise différemment mes journées, je ne renonce pas. Lorsque je prévois davantage de temps de récupération, je ne renonce pas. Lorsque j’écoute les signaux de mon corps, je ne renonce pas.

Je mets simplement en place les solutions qui me permettent de continuer à vivre pleinement.

La liberté plutôt que le regard des autres

La maladie oblige parfois à faire des choix que les autres ne voient pas : des choix d’organisation, de rythme, d’adaptation.

Pendant longtemps, j’ai eu peur du regard des autres. Peur d’être jugé. Peur que l’on me réduise à ma maladie.

Qu’est-ce qui est le plus important ?
Le regard hypothétique des autres ?
Ou ma qualité de vie réelle ?

Aujourd’hui, je préfère choisir ce qui me permet d’être plus libre, plus serein et plus autonome.

Parce qu’au final, l’objectif n’est pas de prouver quoi que ce soit. L’objectif est de vivre.

Continuer à avancer

La SEP m’a obligé à revoir beaucoup de certitudes. Elle m’a appris que la force n’est pas toujours là où l’on croit.

Parfois, la force consiste à poursuivre ses projets malgré la fatigue. Parfois, elle consiste à entreprendre malgré les obstacles. Parfois, elle consiste simplement à accepter certaines adaptations sans honte ni culpabilité.

Je ne suis pas la sclérose en plaques. Je suis un homme qui vit avec une sclérose en plaques.

La nuance est immense.

Et chaque jour, malgré les difficultés, je continue à avancer.
Debout malgré tout.

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Entreprendre autrement : construire malgré la sclérose en plaques

Lorsque l’on vit avec une maladie chronique, entreprendre devient une aventure totalement différente.

On ne travaille plus de la même manière.
On ne gère plus son énergie comme avant.
On apprend à composer avec l’imprévisible.

Après mon diagnostic de sclérose en plaques, j’ai longtemps cru que mes projets professionnels étaient terminés.

La fatigue.
Les douleurs.
Les rendez-vous médicaux.
Les périodes de doute.

Tout cela semblait incompatible avec l’entrepreneuriat.


Quand tout devient plus compliqué

Entreprendre demande déjà énormément d’énergie mentale et physique.

Alors lorsqu’une maladie chronique s’ajoute au quotidien, chaque journée devient un équilibre fragile.

Il faut apprendre :

  • à gérer son énergie ;
  • à ralentir parfois ;
  • à accepter certaines limites ;
  • à s’adapter constamment ;
  • et à continuer malgré les imprévus.

Dans Debout Malgré Tout, j’écris :

“Je ne pouvais plus fonctionner comme avant. Alors j’ai appris à construire autrement.”

Cette phrase résume parfaitement mon parcours entrepreneurial après le diagnostic.

J’ai dû revoir ma manière de travailler.
Ma manière d’organiser mes journées.
Ma manière de gérer la fatigue.

Mais surtout, j’ai dû apprendre à ne plus culpabiliser lorsque mon corps ne suivait plus.


Construire autrement

Avec le temps, j’ai compris que la maladie m’avait aussi appris des choses essentielles.

Elle m’a appris :

  • la patience ;
  • la résilience ;
  • l’organisation ;
  • la créativité ;
  • et le sens de l’essentiel.

Aujourd’hui, je ne vois plus l’entrepreneuriat uniquement comme une recherche de performance.

Je le vois comme :

  • une liberté ;
  • une manière de créer ;
  • un moyen de transmettre ;
  • et une façon de continuer à avancer malgré la maladie.

LC Digital, ce site, mon livre et mes différents projets sont tous nés d’une même volonté :

Continuer à construire malgré les obstacles.

La sclérose en plaques a bouleversé beaucoup de choses dans ma vie.

Mais elle ne m’a jamais retiré cette envie profonde de créer et d’entreprendre.


Les difficultés invisibles

Entreprendre avec une SEP, c’est aussi vivre avec des difficultés que peu de personnes voient réellement.

Il y a :

  • les journées où la fatigue devient écrasante ;
  • les douleurs silencieuses ;
  • les périodes de doute ;
  • les moments où le corps impose un ralentissement ;
  • et cette peur permanente de ne plus pouvoir suivre.

Dans mon livre, j’explique :

“Le plus difficile n’était pas seulement la maladie. C’était parfois de continuer à avancer alors que personne ne voyait réellement le combat intérieur.”

Et pourtant, malgré tout cela, il reste toujours cette volonté de continuer.

Parce qu’abandonner n’a jamais été une option.


Une autre vision de la réussite

Aujourd’hui, ma vision de la réussite a profondément changé.

Avant la maladie, je pensais surtout :

  • performance ;
  • vitesse ;
  • productivité ;
  • objectifs.

Maintenant, je pense davantage :

  • équilibre ;
  • sens ;
  • humain ;
  • impact positif ;
  • et résilience.

La maladie m’a obligé à ralentir.

Mais elle m’a aussi permis de comprendre ce qui comptait réellement.

“Entreprendre autrement, ce n’est pas abandonner ses ambitions. C’est apprendre à les vivre différemment.”

Et malgré les difficultés, je continue à croire qu’il est possible :

  • de créer ;
  • d’innover ;
  • d’entreprendre ;
  • et de construire de beaux projets même avec une maladie chronique.

Parce qu’au fond, continuer à avancer malgré les obstacles est déjà une victoire immense.